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PROJET GB3 2002-2003
L'interférence de l'ARN : de la découverte à l'utilisation thérapeutique potentielle
Etudiants: AMEIL Sophie,
CRUBLET Elodie,
PINON Violaine,
TROUILLAS Marina,
WEHRKAMP-RICHTER Sophie.
Tuteur pédagogique: Fabienne DEGROOTE |
Résumé
L'interférence de l'ARN a fait les titres de la presse pendant l'été 2002. Elle a été présentée comme "une révolution dans le monde de la biologie" dans le journal "The Independent" du 10 août 2002. En réalité, c'est en 1990 que ce phénomène a été découvert par le professeur Jorgensen qui, en essayant de rendre des pétunias plus violets, a obtenu des pétunias blancs. Sans s'en apercevoir, il avait posé les premières bases de l'interférence de l'ARN. De nombreuses recherches ont été faites par la suite à ce sujet, sans que les chercheurs ne fassent immédiatement le rapprochement. Des termes tels que "quelling", "co-suppression", "PTGS" désignaient en fait le même phénomène.
Le mécanisme de l'interférence de l'ARN est désormais assez bien compris. Un ARN double brin qui a été introduit dans la cellule est capable de reconnaître et de détruire l'ARN correspondant à sa séquence.
Naturellement, une telle découverte a suscité un réel engouement de la part de nombreuses sociétés de biotechnologie. Certaines se sont mises à commercialiser des kits, mais ces kits restent chers pour l'instant. Des industries pharmaceutiques essayent également de créer des médicaments inhibiteurs de l'expression génique basés sur l'interférence de l'ARN.
Des essais d'immunisation contre le virus du SIDA et de la poliomyélite ont été réussis sur des cellules humaines en culture. De plus, l'interférence de l'ARN a également des applications potentielles en cancérologie : des essais ont permis in vitro de détruire des cellules tumorales.
Actuellement, les applications de l'interférence de l'ARN sont encore limitées mais demeurent très prometteuses.