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PROJET GB3 2001-2002
L'aéraulique dans les industries alimentaires
Etudiants: Delphine BONNETON, Anne BRIEND, Sophie DE OLIVEIRA,
Geraldine LEBLANC, Mathieu REVET, Tania ROUGIER
Tuteur pédagogique: Jean-Bernard GROS |
But du projet
Faire le point sur l'évolution l'état et l'avenir
des études aérauliques au sein des industries alimentaires
Résumé
L'étude du
comportement du fluide air a été baptisée "aéraulique"2001-2002/
par analogie avec l'hydraulique, étude des mouvements du fluide
eau. Elle porte à la fois sur l'écoulement de l'air et sur
les transferts de matière et d'énergie à l'environnement.
La recherche aéraulique s'est longtemps limitée au secteur
aéronautique, doté d'un budget conséquent pour ce
type de recherche. Cependant, et beaucoup plus récemment, quelques
ingénieurs appliquèrent leurs connaissances en mécanique
des fluides à l'alimentaire.
De nombreux procédés de fabrication impliquent plus ou moins
directement le caractère fluide de l'air. Celui-ci peut principalement
contribuer soit à un échange de matière (séchage
par entraînement ) soit à un échange thermique
(cuisson, congélation, refroidissement ). En réalité,
ces deux phénomènes sont liés entre eux et étroitement
dépendants du type d'écoulement. Ces échanges sont
extrêmement importants aussi bien qualitativement que quantitativement
dans l'élaboration et la transformation de produits alimentaires.
Leur calcul est également très compliqué du fait des
formes géométriques complexes des aliments. Cette difficulté
a été contournée en traitant séparément
l'étude des transferts de matière, de chaleur et l'écoulement
de l'air, au sein d'équipes différentes. Ainsi, l'appellation
aéraulique en industrie alimentaires ne comprend, pour l'instant,
que l'évaluation de l'influence du type d'écoulement de l'air
sur les produits, à laquelle peut-être associée une
évaluation qualitative des échanges thermiques et de matière.
Cependant, cette simplification n'est que provisoire puisque les différentes
équipes sont actuellement en collaboration pour mettre en commun
leurs résultats et prendre en compte à terme toute la complexité
du traitement des aliments par l'air.
Extrait
du texte intégral
Importance des flux d'air dans l'affinage industriel
En industrie, l'affinage se déroule dans des caves de grandes dimensions
à atmosphère contrôlée.
Le système de ventilation permet de réguler l'hygrométrie,
la température et la vitesse de l'air. Par un processus de soufflage
et de reprise d'air, l'atmosphère du haloir est brassée de
façon homogène en évitant la formation de zones mortes
et le phénomène de stratification.
Cependant, un environnement homogène est particulièrement
délicat à générer dans des locaux de grande
hauteur. En effet, les réactions enzymatiques créent un réchauffement
d'air. De plus, l'évaporation de l'eau nécessite un apport
d'énergie fournie par l'air entrainant son refroidissement à
proximité du fromage. Il se crée alors des gradients de température
(parfois plusieurs degrés) au sein de l'atmosphère et les
masses d'air chaud plus légères s'accumulent dans les parties
hautes du hâloir. Enfin, les instrumentsde controle manquent, et/ou
les mesures sont imprécises du fait même de l'hétérogénéité
des conditions d'ambiance.
Aujourd'hui, des outils se mettent en place pour mesurer quantitativement
les transferts internes et externes de matière et de chaleur au
cours de l'affinage, et pour ainsi agir en faveur d'une homogénéisation
de l'ambiance dans une cave.
Les
défauts d'affinage dus à une atmosphère hétérogène
Les différences de température et de vitesse d'air
au sein du haloir entrainent une forte hétérogénéité
dans la qualités des fromages. Une vitesse d'air trop élevée
favorise la formation d'une croute plus épaisse limitant le développement
des bactéries aérobies. Ceci freine la maturation enzymatique
de la pâte.
D'autre
part, la croissance des bactéries anaérobies favorise la
fermentation. Ce métabolisme entraine une accumulation de gaz (CO²,
H², ou les deux), provocant la formation de trous au sein de la pâte
des fromages. Ceux-ci ne sont désirés que pour la fabrication
de fromages particuliers tels l'Emmental ou le Gruyère, ou bien
les pâtes persillées pour du Bleu.
A l'inverse, une vitesse d'air trop faible induit l'implantation de micro-organismes
pathogènes, comme les
Listeria et certaines moisissures,
se développant à une Aw plus élevée.
Ces micro-organismes pathogènes entrent alors en compétition
avec les organismes de maturation.
Pour éviter ces défaut de maturation, les fromagers sont
contraints de placer quotidiennement les produit à des hauteurs
différentes dans le haloir. Ce surcout économique (main-d'oeuvre)
justifie la maîtrise des procédés de l'aéraulique.